Mardi 28 avril 2009
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I/ Origines
:
Les fossiles qui pourraient
permettre de situer la localisation d'origine des chiens de ce type sont rares. En revanche, il existe des indices anciens de leur existence : les Assyriens ont laissé des bas-reliefs datés
du Xe siècle av. J.-C., où apparaissent des
chiens de ce type, proches du chien du Tibet.
Leur caractère agressif et
leur aptitude naturelle pour le combat en ont fait des auxiliaires prisés des groupes de guerriers barbares venant des régions orientales. La race initiale, présente depuis environ de 5 000 ans
dans la région du Tibet et utilisée principalement comme arme et comme assistant pour la chasse de gros gibier, a beaucoup évolué au long de son parcours vers l'Europe, du fait des contraintes de
la vie nomade et des croisements avec des races locales.
Leur utilisation comme
animaux de combat, contre d'autres chiens ou contre des fauves (ours, lions, taureau, etc.) est également attestée, suscitant admiration pour leur courage. Ces pratiques n'ont commencé à
régresser au Royaume-Uni qu'en 1835, lorsqu'une loi les a interdites : elles ont pourtant perduré de manière clandestine pendant un demi-siècle au moins. Ce sont ces pratiques qui lui ont
donné son nom : bull-dog (bull, en anglais, signifie taureau), francisé ensuite en bouledogue.
La taille moyenne a diminué
régulièrement entre leur introduction en Europe et la fin du XIXe siècle, en même temps
que d'autres variations morphologiques, par sélection des individus les moins imposants.
Leur utilisation a ensuite
évolué vers la chasse aux rongeurs, par croisement avec des chiens de type terrier, ce qui a contribué à améliorer leur ténacité. Ces métissages successifs ont sans doute produit des individus
aux oreilles droites.
II/ Le Bouledogue Français en
particulier :
C'est vers 1850 que ce
chien est importé en France par des ouvriers britanniques. Il rencontre un certain succès comme chien ratier auprès des commerçants. Ce n'est que plus tard après cette francisation qu'il devient
un chien de compagnie apprécié par les Occidentaux des deux côtés de l'océan Atlantique.
Fin du XIXe siècle, le Kennel Club acceptait déjà comme canon des toy bulldogs, proches des bouledogues
français. Ce qui fut l'objet de discussions interminable entre Français et Britanniques… Néanmoins les Français maintiennent l'idée que le canon de la race leur appartient et que la race existait
bien avant. Il est probable que ces toy bulldogs s'accouplèrent avec de petits ratiers français et que de ces croisements apparut ce petit chien de 11 kg, plus proche du bouledogue que
du ratier. Une sélection devait donner la préférence aux oreilles droites plutôt que repliées et à un corps plus trapu. Ces chiens étaient à la fois utilisés pour la chasse des rongeurs
indésirables et comme chien de compagnie, notamment auprès des femmes de petite vertu chez qui leur originalité séduisait les visiteurs. À cette époque, Toulouse-Lautrec adora ces petits chiens
amusants, effrontés, avec une frimousse remarquable. La popularité de ce chien croissait auprès de certains amateurs comme Édouard VII du Royaume-Uni qu'on peut voir sur certaines photographies
en compagnie de son bouledogue français appelé Peter. La race connut un succès fracassant jusqu'aux États-Unis où des personnalités comme Josephine Baker s'entichèrent de leur petit animal. Avec
les difficultés et les affres des guerres mondiales, beaucoup d'éleveurs de chien abandonnèrent leur élevage, si bien que cette race a progressivement perdu sa notoriété. On remarque cependant à
partir de 1980 un regain pour l'élevage du bouledogue français. Les bouledogues français sont parfois appelés « Dondon » ou « Boulis » par les passionnés.
Tiffany, Hugo & Yane